Site web du Grandeur Nature Orion­Membres­Groupes­Calendrier­FAQ­Accueil­S'enregistrer­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Jeu 22 Juin - 16:30

Il était 2 fois, en 3 endroits différents, 4 personnes en une seule qui...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Re: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Jeu 22 Juin - 19:29

... qui se demandait comment se faisait-il que 12 personnes soient curieuses de connaître l'histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts.

Mais, tel est le mystère de l'Unique Plusieurs.

Le titre est, par contre, un peu mensonger. Il s'agit plutôt d'une histoire ayant une fin mais pas celle que l'on peut anticiper. Malgré les apparences absurdes, l'histoire a réellement un sens mais il est caché. Même si elle aurait pu avoir plusieurs débuts, je ne vous en raconterai qu'un seul.

Voici donc, sous forme de mini-série, le texte qui devait au départ être un background de personnage mais qui devint beaucoup plus... presqu'un jeu.

Même heure, même poste, la semaine prochaine, soyez au rendez-vous pour :

Fantasmagorie de l'Énigmatique
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
Josi
8: Un homme-pie moitié dragon, crabe garou


Nombre de messages: 1010
Age: 21
Prénom: Josi
Date d'inscription: 29/07/2005

MessageSujet: Re: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Ven 23 Juin - 0:11

AVERTISSEMENT

La Fantasmagorie de l'Énigmatique peut nécessiter plusieurs lectures ainsi qu'une importante quantité de Tylenol (ou tout autre produit similaire de marque concurante) et peut suciter chez le lecteur des questions tel : " Mais qu'est-ce qu'il a pris avant d'écrire ça???"

Scénariste professionnel, n'essayez pas cela à la maison

_________________
Laissez donc le passé aux morts et l'avenir aux voyants.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Premier épisode   Sam 24 Juin - 17:06

[Mise en situation : Peu importe où vous étiez et ce que vous faisiez, vous apparaissez à cet instant, dans une sorte de construction de pierre s'apparentant à un dédale éclairé à peine par la lueur des astres nocturnes au-travers de petites fenêtres ciselées dans le roc. À vos pieds, vous trouvez une lettre de presque 20 pages dont voici une copie intégrale...]


[page 1]

Fantasmagorie de l'Énigmatique

Ici, sur ces pages, alors que je suis aux abords du gouffre, tout au bout de l'Entre-Monde et probablement sur le point de devenir Autre Chose, je confie cette Fantasmagorie à propos de l'Énigmatique espérant un lecteur ou une lectrice à l'esprit plus ouvert que le miens et surtout plus ouvert que celui des Autres. En ce qui me concerne, il est peut-être déjà beaucoup trop tard, car la Folie m'a déjà embrasé et il est plus que probable que je n'en survivrai point. Les Autres m'avaient pourtant mis en garde contre mes fausses vérités. Mais voilà, j'ai succombé. Je ne sais pas ce qu'il adviendra des Autres mais d'un autre côté, je n'avais pas le choix, il me fallait prendre le pari. Uniquement vous, ami lecteur ou amie lectrice, ainsi que votre propre Folie pourra mater l'Énigmatique et me sauver ainsi que vous-même par la même occasion.

Votre arrivée en ces lieux n'est probablement pas un hasard. Comme tous les Autres avant vous, vous aurez du mal à vous acclimater au début... tantôt tenté de vous accrocher à vos chimères et de vous aventurer dans la terrible Folie, tantôt étouffé par l'acceptation du désespoir et de l'abandon de vos croyances. L'un vous mènera à l'autre si les Autres arrivent à vous convaincre. Dans le cas contraire, ce sera la Folie puis, l'Oubli et le Néant pour vous. Mais voici une façon d'échapper à tout ceci si tel est votre désir. À vous de décider quoi faire. Pour ma part, je souhaite ardemment vous offrir une sortie, si ce n'est réel à tout le moins imaginaire car pour survivre ici, le mensonge est la seule voie et mon seul salut.

Tout d'abord, ne cherchez surtout pas à comprendre, car c'est impossible. Il est même très souhaitable que vous ne nourrissiez point d'espoir en ce sens car malgré ce que vous pourriez penser, je suis vraiment fou. Tout ce que j'ai écrit sur ces pages ne possède aucune logique et n'est aucunement véridique. Contre toute attente, j'ai découvert tant de choses fausses et réfuté tant de choses vraies que cela dépasse l'entendement et c'en est même totalement absurde. Mais tel est le cas et je ne peux tout simplement pas revenir en arrière. Par contre, je ne vous rapporterai que le très strict minimum, sans plus. Le temps m'est compté et vous ne devez pas tout savoir car c'est trop dangereux. Sachez que tout est bien plus terrible qu'il n'y paraît, puisque nous sommes prisonnier non point de ces murs mais de quelque chose d'impensable et à laquelle aucun mot ne convient. Sachez aussi que j'ai été tenté de tout nier et de tout oublier mais le problème est que... j'en suis totalement incapable... et que de toute façon, ça ne changerait rien. Le pire c'est qu'il en sera de même pour vous. J'en suis profondément et sincèrement désolé.

Que la fausse vérité vous aide à trouver la sortie dans le vrai mensonge.

[page 2]

Il n'y a que des murs de pierre tout autour... mais oui, je vous l'assure... que des dédales labyrinthiens s'étalant sur votre horizon maintenant engorgé. Je parie que vous êtes à peine arrivé ici et que, évidemment, vous êtes complètement perdu dans l'incompréhension. Avec cette lettre entre les mains et le décor invraisemblable qui vous entoure, vous êtes un peu dans un entre-deux, à la fois naïf et incrédule mais silencieusement à l'écoute de ce qui vous entoure. Les réactions qui suivent sont normales, nous passons tous par celles-ci. Vous cherchez par tous les moyens, des points de repaire... qu'ils soient concrets ou même abstraits. Vous avez besoin de références et de points de comparaisons. Vous n'êtes même plus sûr si tous ces murs qui vous entourent maintenant étaient réellement là avant que vous n'entrepreniez la lecture de cette lettre. Croyez-le, ça n'a aucune importance présentement car vous êtes enfermé de toute façon.

Vous pensez naïvement vous souvenir de votre "ancienne vie"... celle qui n'a rien à voir avec ce qui se passe... celle que vous aviez supposément avant d'arriver ici. Vous pensez être dans un rêve et qu'un seul claquement de doigt vous sortira de tout ceci. Vous pensez être victime d'une hallucination mais qu'elle se dissipera sous peu. Des millions de questions se bousculent aux portes de votre esprit déjà surchargé par l'incompréhension. La réaction d'angoisse et de curiosité cède la place à l'abnégation salutaire. En fait, tout cela vous semble évident ; le contraire serait de toute façon absurde. C'est impossible et ça ne durera pas. Vous êtes sûrement en contrôle et tout est tributaire soit de votre fabulation ou de votre volonté. Vous voulez partir et vous partirez. Alors, qu'est-ce qui cloche si effroyablement ?

Le problème c'est qu'au bout de quelques instants, la situation vous apparaît telle qu'elle est. Elle est sans issue. Vous n'êtes aucunement en contrôle. Vous êtes réellement ici. Vous lisez cette lettre. Rien ne s'arrête et vous ne pouvez rien y faire. Peu à peu, vous commencez sérieusement à douter de vous et de vos perceptions. À ce stade, plusieurs s'extériorisent par une forme de panique quelconque. Quant aux Autres, ils s'enferment en eux-mêmes, pensant pouvoir échapper à la réalité. Soyez sûr qu'une prison en vaut une Autre mais que certaines sont plus souhaitables que d'Autres. L'esprit ne vous laisse jamais sortir sans séquelles profondes.

En fait, vous voulez arrêter de lire cette lettre qui ne fait que nourrir votre démence naissante mais, en fin de compte, c'est tout ce que vous avez de concret. C'est triste pour vous mais votre situation m'est idéale car votre désarroi et votre envie de comprendre ce qui se passe m'assure que vous lirez au complet ce que j'ai écrit sur ces quelques pages. Pour l'instant, croyez-en ma personne, c'est ce qui importe. En ce moment, bien que vous n'ayez aucun pouvoir sur ce qui se passe, vous avez d'innombrables choix, même si vous ne les voyez pas. Ce que vous choisirez aura des répercussions extrêmement profondes sur tout ce qui suivra et bien plus encore.

Je vous affirme qu'il vaut mieux choisir tout de suite pendant que vous le pouvez car être volontaire dans ce qui suivra est capital. Sachez que vous aurez de plus en plus de pouvoir à mesure que vous perdrez autant de possibilités et de choix. Mais à la fin, vous serez tout-puissant quoique... vous n'aurez plus qu'un seul choix s'offrant à vous. Je vous assure qu'il est impossible d'être l'Un et l'Autre à la fois.

[à suivre...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Re: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Mar 27 Juin - 18:23

[page 3]

Être un Autre dans le Moi : vos fausses vérités et nos vrais mensonges

Étant donné que je suis votre premier contact avec tout ceci, je me permettrai donc, de vous instruire. Vous avez beaucoup à apprendre mais énormément plus à désapprendre. Comprenez que tout ceci est un peu ironique, voire même un peu paradoxale. Avec ce que je sais maintenant, je suis certainement le mentor le plus invraisemblable que vous auriez pu avoir. C'est simplement que la situation est vraiment des plus métaphoriques. Enfin, vous comprendrez en poursuivant votre lecture.

Nous sommes les Autres ; c'est notre appellation. Je sais que ça vous semble absurde pour le moment mais vous verrez assez tôt qu'il n'en est rien. Nous sommes de toute forme et de toute couleur et probablement de provenances toute aussi diverses. Plusieurs d'entre nous se ressemblent alors que certains sont très différents. Bref, cela n'a probablement pas d'importance. Si je m'en remets à mon instinct, vous devez me ressembler... non, en fait nous sommes pareils et nous avons beaucoup à partager... Même que tout ça ne dépend que de vous.

La plupart d'entre nous avaient tout oublié... notre identité, notre origine, le pourquoi nous étions emprisonnés ici. Nous ne savions pas davantage ce que c'était que cet endroit, mais nous lui avions attribué, entre autre, le nom de "Moi", qui semble-t-il signifiait "finalité vers l'intérieur" selon les dires de plusieurs Autres. Certains avaient inventé d'autres significations mais elles me semblaient moins à propos avec ce que je sais à présent. Quant à ceux qui n'avaient rien ou presque rien oublié, ils étaient perdus dans la Folie. Nous ne pouvions rien faire pour eux car nos tentatives de les convaincre du contraire étaient restées vaines. Et pour le bien commun, ils avaient été envoyés dans l'Oubli et le Néant.

Pour ma part, vous avez deviné, je suis aussi, un Autre. Mais ne vous méprenez guère, je ne suis plus comme les Autres ; j'ai changé. Après la lecture de cette lettre, vous changerez vous aussi. J'espère que vous me rejoindrez, car je tente, par tous les moyens, de communiquer vers l'extérieur du "Moi" et, malgré vous, vous faites maintenant partie de ma quête. J'ai regardé là où il ne fallait pas, j'ai transgressé nos lois et j'ai fait l'impensable.

[page 4]

Ce que les Autres savaient était la somme conjuguée de nos mémoires collectives et de nos inventions... ou mensonges si vous préférez. Pour vous, c'est probablement difficile à croire mais notre existence et notre civilisation étaient toute deux le résultat d'un casse-tête fragmenté dont chacun des morceaux provenait d'un endroit différent. Plus ardu encore pour vous est de croire que tout cela avait un sens pour nous. Presque tous les fous nous affirmaient que beaucoup de mots existaient. Mais c'était absurde. Le langage des Autres était extrêmement riche et comportait tous les mots existants ou inventés et selon leur authentique signification. Heureusement, nos vrais mensonges étaient d'une énorme utilité pour déjouer les fadaises.

Je vous demande de pardonner mes nombreuses parenthèses. Bien qu'elles puissent vous faire perdre le fil de ce que je raconte par moment, au bout du compte, elles sont essentielles pour votre compréhension. Je suis un piètre raconteur et j'écris à mesure que me viennent les mots sans égard à leur ordre. Je ne pourrai cependant tout vous expliquer car plusieurs choses me sont totalement inconnues encore. Vous devez savoir que ce qui est inconnu de nous, est extrêmement ardu à inventer. Je vous demande donc, d'être indulgent envers nous, les Autres, car nos références sont au mieux, minimes et fragmentaires. Véracité, certitude et exactitude sont des concepts qui n'existent aucunement ici. Ces derniers ainsi que la plupart de nos connaissances ont tous été absorbés par ce que nous appelons l'Énigmatique. C'est lui qui règne en maître sur nous. Nous devons impérativement nous soumettre car dans le cas contraire, nous serions aussitôt envahis par la Folie. Et ici, croyez-le, personne ne désire être dévorée ni même être touchée par elle.

Avec le temps, nous nous sommes rendu compte que notre geôle était un immense labyrinthe sur d'innombrables étages entièrement contenu dans une tour circulaire de plus de 9000 coudées de diamètre. Lorsque l'on atteignait le bord, nous pouvions voir l'extérieur au travers de petites fenêtres ciselées dans le roc du mur. Dehors, c'était le ciel... un grand vide sombre parsemé d'étoiles et de minuscules points lumineux qui se déplaçaient entre elles.

Nous ne savions à combien d'étage du sol nous étions puisque personne ne l'avait jamais vu et que personne ne s'était aventuré suffisamment vers le bas. Pour autant que nous le sachions, nous étions bien au-delà des nuages, car au-dehors, c'était tout ce que nous pouvions apercevoir vers le bas. Même vers le haut, on n'apercevait pas le sommet de la tour.

Nous vivions tous près des fenêtres sur les bords du labyrinthe et bien éloigné du centre noyé dans la Noirceur et l'Inconnu. Les étoiles à l'extérieur étaient notre seule lumière. Certains de nos mensonges disaient qu'un escalier situé au centre, dans la Noirceur, permettait de se rendre aux autres étages de la tour. Tous nos mensonges s'accordaient sur le fait que tous les étages étaient eux-aussi des labyrinthes. Je dois dire que lorsque plusieurs de nos mensonges racontaient les même choses, nous tentions aussitôt d'en inventer de nouveaux pour oublier les autres.

[à suivre]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Re: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Dim 2 Juil - 9:45

[page 5]

Il était difficile de dire combien nous étions en ces lieux. Aucun couloir connu du labyrinthe n'était plus large que 4 ou 5 coudées. Et même le couloir des fenêtres ne dépassait pas 6 coudées. Par conséquent, nous n'étions certainement pas tous concentrés au même endroit. Quelques rares individus demeuraient seuls mais la majorité se rassemblait en petits groupes. Les plus nombreux comptaient entre une douzaine et une vingtaine de personnes.

La plupart des groupes étaient nomades, et il n'était pas rare de croiser un Autre pour la première et dernière fois. Selon mes estimations, nous pouvions être plus d'une centaine... peut-être même 200, sur cet étage seulement. Jamais aucune tentative de contact avec les éventuels prisonniers des autres étages ne porta fruit, sauf dans nos meilleurs mensonges.

Il était également difficile de dire depuis combien de temps nous étions ici. Chacun avait sa propre façon de compter le temps... de se donner des points de repaire... une référence quelconque. Les plus anciens disaient que les premiers "habitants" avaient été enfermés ici il y a plus de 999 ans. Mais comment en être sûr ? Personne d'entre nous ne savait réellement ce qu'étaient des "ans" ou des "années".

Au bout du compte, la notion de temps et de durée n'avaient aucune importance pour nous. Les Autres suspectaient que l'idée du temps et de son passage étaient des chimères de Nouveaux Arrivants. Et puis, de toute façon, il y avait tellement de gens prétendant toute sorte de choses ici. Les histoires et les fabulations étaient nos seules distractions. Avec le passage du temps, la vérité avait entièrement perdu son intérêt pour nous. En ces lieux et dans notre condition, il valait mieux s'inventer des mensonges car c'était ce qui éloignait de la Folie et de la déprime... nous surveillant aux moindres détours de nos pensées.

Inutile de mentionner que personne n'avait jamais trouvé la moindre sortie à cette tour labyrinthienne. Il y avait bien sûr des mythes à ce sujet. On racontait qu'au moins 5 d'entre nous étaient parvenu à s'enfuir. Il semblait que tous nos mensonges s'accordaient sur le nombre d'évadés... et c'est ce qui était le plus préoccupant. Par contre, il y avaient autant de versions disant que la mythique sortie se trouvait tout en haut que de version disant tout le contraire.

[page 6]

Un bon nombre d'entre nous étaient disparu sans qu'on ne les retrouve, probablement perdu dans le labyrinthe en tentant de trouver la sortie. Après tout, les Gagnés par la Folie finissaient, par eux-même, se fondre dans le Néant et l'Oubli. Les Autres disaient qu'au-delà du labyrinthe, il n'y avait que le Néant et l'Oubli... et que la Noirceur ne devait pas être percée. La Noirceur appartenait à la Folie et que seulement les fous pouvaient et devaient y aller. Je vous ai déjà mentionné que nous n'aimions pas les mensonges qui se ressemblaient trop entre eux. Et bien, certains de ceux-là racontaient que les fous se mangeaient entre-eux dans la Noirceur. Et c'était une autre excellente raison pour ne pas y aller.

Notre existence se composait de différents rituels, habitudes ou gestes. Ces derniers avaient l'importance que chacun leur donnait. C'était une question de choix personnel. Graver des dessins dans la pierre des murs, chanter, danser, faire des ombres animées sur le mur, bricoler toute sorte de babioles trouvées ça et là dans le labyrinthe... c'étaient notre vie. Afin de ne pas sombrer dans la Folie et la déprime, tout ce que nous faisions prenait la forme de rituel. La moindre chose avait son importance et c'était capital qu'il en soit ainsi.

Pour manger, il n'y avait que les petits fruits des vignes qui recouvraient presque tous les murs. Et pour boire, il fallait recueillir l'eau des pluies assez fréquentes au-travers des fenêtres. J'imagine maintenant que la peur de mourir de faim ou de soif s'est emparée de vous, mais n'ayez crainte. Malgré ce que vous pouvez penser, il n'y a que la Folie qui tue ici. La faim ou la soif se sont depuis longtemps désintéressé de nous tous. La seule chose que craignent les Autres est de sombrer dans les bras de la Folie car il n'y a que le Néant et l'Oubli par la suite.

Nos meilleurs mensonges étaient ceux parlant de la Folie ou des fous d'une façon subtile. Comme il me manque la magie du moment et de la spontanéité, je ne peux vous en réciter un complet. Mais, à bien y penser, un élément revenait toujours soit celui d'une voix s'adressant à un Autre. Certains disaient qu'ils entendaient des voix dans leur sommeil, alors que ceux qui étaient graduellement gagnés par la Folie disaient que les voix étaient dans leur tête.

Bref, tous ceux qui écoutaient les voix, finissaient par se rendre vers le centre du labyrinthe, par-delà la Noirceur, sans que jamais on ne les revoit. Cela n'était pas si rare. Heureusement, jamais aucun fou n'était resté parmi les Autres. Et de toute façon, nos lois étaient très strictes. Tous ceux et celles suspectées de Folie n'allant pas d'eux-mêmes dans la Noirceur, y étaient emmenés de force.

[page 7]

La beauté est rare et sa rareté la rend précieuse. Ici, elle se traduit dans la mouvance des choses et des êtres. Les reflets ondulants des étoiles sur les murs de notre geôle, les vagues de nos compagnons qui dansent sans raison, les échos de nos histoires allumant des rires sur les visages des Autres, les brumes glissant sur le sol des étages, les long murmures du vent emportant quelques éclats de menus objets dans des méandres sans destination... tous et toutes, expression de la beauté en ces lieux. Le pourquoi des choses et toute raison n'avaient plus leur place parmi nous depuis plus loin que nos souvenirs conjugués. Le presque rien était notre réalité, celle que nous avions choisie et elle nous suffisait. Telle était la réalité des Autres.

Parlons maintenant de vous et de tous ceux et celles qui ne sont ici que depuis peu de temps. Tout d'abord, sachez qu'aucun Nouvel Arrivant ne fut en mesure de nous surprendre car tous nos mensonges les avaient déjà inventés. Le Moi est très difficile avec vous... presque cruellement personnel. Tous les Nouveaux Arrivants sont contaminés par une incroyable quantité de choses et de convictions complètement absurdes. Je dois avouer qu'ils sont très doués pour mentir mais qu'ils n'ont aucun talent pour le véritable mensonge... celui qui sert vraiment, je veux dire.

Il est incroyable à quel point ils essaient tous, et par tous les moyens, de nous faire croire toute sorte de fadaises. Ils tentent de s'accrocher à une pléthore de chimères ou d'utopies farfelues qui n'ont aucun sens ici. Je ne vous mentionnerai pas dans cette lettre leurs innombrables divagations car, malgré ce que vous pensez, cela ne vous aidera nullement. Bien que les Autres avaient une relation quasi-intime avec le labyrinthe, on avait toujours l'impression que les fous lui parlaient... enfin, je veux dire, comme s'ils parlaient... à Moi. Je sais, c'est vraiment fou ! Ils ont d'ailleurs plusieurs de ces expressions ou images du langage qui dénotent un grave potentiel de Folie. Mais soyez certains que tous les perdent promptement. Heureusement pour eux, nous leur apprenons très tôt à oublier leurs fausses vérités et à adopter nos vrais mensonges. Ainsi, en sera-t-il de vous, comme de nous tous. Vous ferez partie des Autres tôt ou tard.

Si vous vous demandez encore ce qu'il advient de ceux et celles qui s'obstinent dans leurs chimères... et bien, c'est la Folie qui les gagne à coup sûr. Et tout ce que l'on sait c'est que la plupart vont se perdre dans les dédales lointains et ténébreux du centre de la tour. Sinon, ils tentent de s'échapper par les fenêtres et finissent irrémédiablement par tomber dans le Néant et l'Oubli. Tous ceux-là sont vite supprimés de nos pensées pour éloigner la Folie. Cette dernière se communique et se propage beaucoup trop facilement pour que l'on fasse autrement. La preuve étant que certains sont parfois tentés de prétendre que ces fous sont arrivés à trouver la sortie, au détour du désespoir. Mais nous savons tous que cela n'a aucun sens et nous réprimons sévèrement ceux qui osent prêter leur parole à ces fadaises sans fondement. Aux disciples de la Folie, il nous faut leur donner le Néant et l'Oubli rapidement afin qu'ils ne contaminent pas les Autres. Il s'agit d'une question de survie.

[à suivre...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Re: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Sam 22 Juil - 9:36

[page 8]

Ne plus être un Autre et parcourir les dédales du Moi

Maintenant que vous connaissez quelle est notre existence ici, en ces lieux labyrinthique, laissez-Moi... oui... laissez le labyrinthe vous raconter une histoire que j'ai vécue. Bien évidemment, il s'agit d'un mensonge ou d'un mythe si vous préférez... bref, c'est un peu comme une fabrication de mon esprit afin d'échapper à la folie qui me guette. Ça vous permettra de meubler votre temps dans notre geôle. Car ici, on ne tue pas le temps ; c'est lui qui nous tue.

Si je vous ai convaincu que j'étais d'accord avec tout ce que j'ai dit jusqu'ici, j'en suis désolé, car je vous ai évidemment menti... il ne s'agit que d'un mensonge. Par contre, il ne s'agit pas d'un vrai mensonge comme celui qui apparemment nous préserve de la Folie mais plutôt d'une fausse vérité. J'ai préféré aborder les choses de cette façon car ainsi je m'assurais de susciter et de maintenir votre intérêt. Il est capital que vous fassiez la lecture complète, du début jusqu'à la fin, pour que mon objectif soit atteint. Alors, je vous en prie, poursuivez...

Ici, commence mon récit mensonger...

Ce que je n'ai pas dit au début c'est que j'étais un de ceux qui s'assurait d'éloigner les fous loin des Autres, par-delà les limites de la Noirceur au centre du labyrinthe. J'étais aussi celui qui s'occupait de ce qui était nécessaire en ce sens. Nul besoin pour vous d'en savoir plus. Disons simplement, que j'ai été souvent et longuement confronté à leurs délires invraisemblables et à leurs innombrables fausses vérités. Pauvres fous... ne cessant de s'adresser à Moi... pensant que le labyrinthe se trouvait en nous... et que ce dernier allait leur répondre ! Par moment, c'était désespérant... de voir qu'ils n'étaient plus capables de communiquer correctement avec les Autres. J'avais pitié d'eux. Mais il fallait faire, ce qu'il fallait faire pour sauvegarder les Autres de la Folie. S'il aurait fallu que nous nous mîmes à parler comme eux ! Enfin... poursuivons...

À force de côtoyer les fous, la Folie finit éventuellement par me toucher. Mais je vous en prie, ne me condamnez pas tout de suite ! Il vous faut connaître ce qui suit ! À leurs contacts répétés, j'en vint à entendre de plus en plus souvent les mêmes mots, les mêmes idées, les mêmes histoires... les mêmes choses ne cessaient de revenir encore et encore. Au début, il était facile de faire abstraction de leurs fadaises... en recourant à l'excuse de la Folie. Mais bientôt, mes convictions en vinrent à céder. Vous devinez la suite, je crois. Je fus terrorisé par la récurrence... comme celle des mensonges se ressemblant trop. La question n'était pas vraiment "Comment faisait la Folie pour se rendre logique ?" mais plutôt "Sur quelle base reposait notre vision de la Folie ?". En fin de compte, pourquoi autant d'entre nous sombrait dans la Folie ?

[page 9]

Le coup final sur ma raison fut porté lorsque l'une de mes camarades de groupe fut accusée de Folie. Il était vrai que j'avais discuté de mes préoccupations face à ce que je vivais avec elle, mais je vous jure qu'elle n'était pas contaminée. Néanmoins, tel n'était pas la conviction des Autres. Ne pouvant contenir ma réaction face à ces frauduleuses accusations, je fus rapidement assommé et mis à l'écart. Elle fut irrémédiablement emmenée vers le centre pour être exilée dans la Noirceur, pour se fondre dans le Néant et l'Oubli... comme le veut la loi des Autres.

Puis, je décidai de m'enfuir et de quitter les Autres pour tenter de la retrouver par-delà la Noirceur. J'avais déjà oublié son nom et j'implorais je ne sais trop qui ou quoi pour qu'elle puisse avoir survécu. Pour moi, c'en était terminé des vrais mensonges. Il me fallait découvrir les fausses vérités, dans la Noirceur du centre du labyrinthe. Il me fallait départager le vrai du faux et remettre les choses à leur place. De toute façon, les Autres avaient remarqué un changement en moi. J'étais condamné à l'exil très bientôt. Je décidai de choisir d'être un condamné volontaire et d'aller à la rencontre de la Folie.

Je fonçai vers le centre du labyrinthe et, évidemment, personne ne m'en empêcha. Les Autres avaient eu raison à mon propos, mais j'avais fait le choix de la Folie. Je me sentis graduellement investis d'un pouvoir, soit celui de décider ce que je voulais comme vérité et comme mensonge. Je savais que beaucoup de mes possibilités et choix allaient par la suite disparaître à jamais. C'en était terminé des Autres et de la vie que j'avais connue ; pleins de choix étaient morts.

J'arrivai aux abords du centre tout juste avant la Noirceur totale. Certains fous m'avaient raconté qu'ils se souvenaient qu'il était possible de faire de la lumière et de l'emmener où l'on avait besoin pour s'éclairer. Cela se nommait le "feu". À mesure que j'avançais dans les ténèbres insondables en longeant les murs, je souhaitais que ce "feu" soit réel et dans ma main. Mais comment faire pour savoir si c'était une fausse vérité ou un vrai mensonge ? Peu importe, cela ne faisait aucune différence puisqu'aucune réponse n'éclairait mon chemin ou ma question.

Toutes sortes de pensées me traversaient de part en part, ne faisant qu'alimenter mes plus effroyables peurs. Et s'il fallait que nos mensonges, nos inventions ou même une seule de nos croyances sur la Noirceur ou la Folie soit vraie ? Le Fous se nourrissaient des Autres ! Peut-être allaient-ils surgir du Néant pour me dévorer ? Peut-être allais-je disparaître dans le Néant et l'Oubli ? J'avais déjà oublié le nom de plusieurs Autres... ainsi que le miens ! La Folie s'amusait avec mon esprit comme avec une vulgaire poupée. Je ne cessais de perdre la mémoire des noms et des mots. J'étais profondément angoissé ; j'étais perdu. Je me souviens avoir parcouru la Noirceur jusqu'à l'épuisement total et l'exténuation. Le sommeil m'emporta prestement.

[à suivre...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
Fantasmagorien
4: Humain d'auberge à l'affût de jeunes filles


Nombre de messages: 135
Age: 35
Prénom: Steve
Date d'inscription: 07/06/2005

MessageSujet: Re: Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts   Lun 4 Sep - 16:33

[page 10]

Je m'éveillai sur le sol dans la plus profonde Noirceur. J'ignorais combien de temps j'avais dormi et la distance que j'avais parcouru. Ce soucis de temps était vraiment étrange. Mon seul point de repaire était le sol mais ce dernier était le même partout dans le labyrinthe. Rien pour m'aider. Pas de lumière, que le silence, aucune idée de l'endroit où je me trouvais ni de la direction à prendre. J'étais seul, fou et désespéré. En sanglots, j'espérais que les fous surgissent pour me dévorer. Je fendis le silence avec mes cris dignes de la plus profonde démence.

Mais après avoir exténué ma voix au bout d'un long moment et du silence absolu qui suivit, je me relevai et marchai à tâtons, longeant les murs, les interminables couloirs et les méandres de ma Folie. J'essayai de courir mais à force de percuter d'innombrables murs sans arrêt, je renonçai assez tôt et poursuivis en marchant. Il me semblait par moment tourner en rond et revenir sur mes pas. Le Moi était impitoyable et sans pitié. Y avait-il une fin à tout ceci ?

Puis, au bout d'un long moment, le bruit de ma respiration accélérée me révéla être dans un couloir anormalement plus large. Je me mis à crier et constatai aussitôt de très longs échos. Cet endroit était nouveau. Peut-être... étais-je arrivé à la fin du chemin... à la sortie !? J'étais tellement épuisé... mais je me sentis rempli d'un nouveau pouvoir. Je n'avais plus le choix de revenir dans le labyrinthe, c'était absurde. J'étais maintenant ailleurs. Je décidai de quitter le mur qui avait été mon guide depuis tout ce temps et de m'enfoncer dans la Noirceur. Seulement le plancher allait me soutenir et non plus les parois de ce maudit labyrinthe. La Folie était maintenant ma raison et ce qui me faisait avancer dans l'Inconnu.

Je me calmai quelque peu avant de me remettre à marcher. Puis, j'avançai avec une confiance grandissante malgré la Noirceur et l'Inconnu pourtant tout aussi omniprésents qu'auparavant. Je me croyais libre de toute béquille. Mais j'avais fait une grossière erreur. J'avais une béquille car j'étais dépendant de quelque chose : le plancher ! Et ce dernier m'abandonna cruellement. Je constatai que le sol semblait s'achever et que le vide était maintenant là devant. Il s'en était fallu de bien peu pour que je tombe.

Envahi par le désespoir, je m'abaissai prudemment au niveau du sol pour m'assurer de la situation. Pas d'erreur, c'était le gouffre devant et rien d'autre. Je me mis à genou et tentai de le contourner mais cela semblait vain. Tout semblait immenses et je me sentais minuscule. Je criai de toutes mes forces et cette fois, les longs... très longs échos ne me réconfortèrent nullement. J'étais perdu devant le vide. Je voulais en finir... seulement en finir. C'était ce qui m'importais le plus. Les Autres, la Folie, la Noirceur, le Néant et l'Oubli... ils avaient eu raison de tout ce que j'étais... de ce que je pensais ou espérais.

[page 11]

Je reculai longuement et je me mis à courir comme un dément puis, je m'élançai dans le vide de toutes mes forces. Contre toute attente, je ne tombai point dans le Néant et l'Oubli mais j'allai plutôt percuter durement une étrange paroi rocheuse. J'avais extrêmement mal partout. Après quelques instants de douleurs atroces et quelques soupirs, je tâtai les formes tout autour et en déduis qu'il s'agissait d'une sorte d'escalier en spirale... apparemment bâti dans le vide. Comme une sorte de colonne, l'escalier semblait surgir des profondeurs abyssales pour s'étirer jusqu'à un inaccessible sommet. J'avais le choix de descendre ou de monter. Je pris apparemment le choix de monter car cela m'avait paru plus sage... enfin, je crois.

Pour me garder éveillé et concentré sur l'escalier, je me mis à chanter toutes les chansons que je connaissais jusqu'à ce que je les épuisent toutes et que je fus contraint d'en inventer d'autres. Après avoir longuement monté... et monté, j'entendis graduellement des cris et des sanglots au loin. Parvenu à l'étage d'où semblait provenir la personne en détresse, je l'interpellai. Les sanglots et les cris se mirent à redoubler jusqu'à devenir assourdissant. La personne était dans une intense crise d'angoisse et en proie à une panique profonde. J'ignorais qui était cette personne et même si c'était un homme ou une femme, tellement elle criait sans arrêt.

Je lui signalai où j'étais mais elle ne pris pas la peine de m'écouter avant de s'élancer en courant dans ma direction. Elle ne parvint jamais jusqu'à l'escalier et tomba pendant une éternité... ses cris témoignant du vide sans fin... Et c'est seulement à ce moment que le souvenir de ma camarade et amie me revint en tête. Accablé par le désespoir et le remord de n'avoir pu la secourir, je fondis dans les larmes, l'exténuation et le sommeil.

Mon réveil fut brutal car je fus bien près de basculer dans le vide. Heureusement, je réussis à m'agripper juste à temps. Mon coeur battait la chamade. C'était la Noirceur totale et le silence complet mais il me semblait entendre les lointains échos de la chute de cette personne avant que le sommeil ne m'emporte. Je me remis à gravir l'escalier en chantant à tue-tête afin de noyer tout bruit, tout cri et toute pensée. Marche par marche, je continuais ma route ascendante vers "je-ne-sais-quoi"... pour je ne savais quelle raison. L'Oubli faisait son oeuvre... peut-être...

Mes nombreuses douleurs me dardaient mais ma Folie me sustentait et m'aidait à avancer. Je continuais à gravir l'escalier... sans cesse, je continuais. Puis, se fit une très ténue lueur au loin, en haut. Toute petite au début, à peine perceptible, jusqu'à ce que je la vis distinctement... jusqu'à ce que la lueur devienne lumière... jusqu'à ce que j'en vienne à discerner des étoiles. Traverser le Moi avait été très pénible, mais le ciel m'attendait tout là-haut. Et j'y parvins.

[à suivre...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://spaces.msn.com/members/mephistolesque/
 

Histoire sans fin n'ayant aucun sens mais plusieurs débuts

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Grandeur Nature Orion :: N'importe quoi! :: Pour le fun, du Rôle Play!-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet